Poème : Désert

DESERT

D’abord une couleur qui  sature l’espace

extrême dans ses pleins

ombrée dans ses recoins

ondulante dans ses mouvements.

Ue palette d’or et de grains.

Des grains qui roulent sous un vent invisible,

sous la patte du temps et des animaux.

Des particules unifiées où l’oeil s’égare.

un océan de sable, de montagnes, de vallons

et cette envie de se réfugier dans un creux ert de s’enfoncer

de plonger sa main la chaude profondeur

de parcourir la distance que le désert installe entre lui et le visiteur

de comprendre le mystère de l’attraction

ce envoûtement du rien ou du presque rien

la rareté d’une plante grasse, la solitude du bédouin.

Relier les points

connaître la soif des jours et des nuits

perdu dans le Sahara sans fin.

Imaginer l’eau au loin entourée

de paliers aux ramures qui t’invitent.

Réver à la goutte sur la langue

et à celle qui glisse dans ta gorge asséchée.

S’allonger dans l’épaisseur liquide.

laisser les vaguelettes envahir tes sens endormis

et ne plus vouloir rien connaître d’autre

que l’image de cet infini destructeur.

 Voici un de mes poèmes : Désert extrait de mon récit de voyage

dans le Grand Erg Oriental en Tunisie

dont voici des extraits  : 1 (début de la randonnée) et 2 (l’oasis de Ksar Ghilane)

Atelier d'écriture à Vic la Gardiole
Le grand erg oriental

Lecture à haute voix de cet extrait « Désert » de mon récit de voyage dans le Grand Erg Oriental (Sahara) en Tunisie

♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥

DESERT

 

D’abord une couleur qui sature l’espace

extrême dans ses pleins, ombrée dans ses recoins

ondulante dans ses mouvements.

 

Une palette d’or et de grains.

Des grains qui roulent sous un vent invisible,

sous la patte du temps et des animaux.

 

Des particules unifiées où l’oeil s’égare.

Un océan de sable, de montagnes, de vallons

et cette envie de se réfugier dans un creux et de s’enfoncer.

 

De plonger sa main dans la chaude profondeur

de parcourir la distance que le désert installe entre lui et le visiteur

de comprendre le mystère de l’attraction

 

Cet envoûtement du rien ou du presque rien

la rareté d’une plante grasse, la solitude du bédouin.

Relier les points

 

Connaître la soif des jours et des nuits

perdu dans le Sahara sans fin.

Imaginer l’eau au loin entourée

 

De palmiers aux ramures qui t’invitent.

Réver à la goutte sur la langue

et à celle qui glisse dans ta gorge asséchée.

 

S’allonger dans l’épaisseur liquide.

Laisser les vaguelettes envahir tes sens endormis

et ne plus vouloir rien connaître d’autre que l’image de cet infini destructeur.

 


Rédigé par Béatrice. M – tous droits de copie ou de reproduction est strictement interdit.

Récit de voyage centr d'accompagnement en francais

Le grand erg oriental, couleurs chatoyantes de fin de journée

Vous désirez écrire un poème sur le désert, tout comme moi !

Ecrivez dans l’espace « commentaires » et je publierai votre poème.  

ou envoyez-le moi grâce au formulaire ci-dessous

Publicités

L’oasis de Ksar Ghilane

Cet extrait correspond à l’arrivée dans l’oasis de Ksar Ghilane, c’est-à-dire à la fin de la randonnée que j’ai faite dans le Grand Erg Oriental.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Pour lire la première partie de l’extrait : c’est ici

Cet extrait correspond à l’arrivée dans l’oasis de Ksar Ghilane, c’est-à-dire à la fin de la randonnée que j’ai faite dans le Grand Erg Oriental.


Aujourd’hui, c’est notre dernier jour dans le désert, pourtant aucun d’entre nous n’y fait allusion. Le langage ne sert à rien pour exprimer ce que chacun ressent lorsque survient ce dernier jour. Cela se respire, se flaire, se hume.

Car aujourd’hui, alors que nous allons depuis tôt ce matin vers l’oasis et la source thermale chaude (33°) de Ksar Ghilane, point ultime de notre marche, je sens une métamorphose – à peine perceptible pour certains – dans la manière d’être de chacun. L’harmonie est rompue ou plutôt est-elle seulement fragilisée. Même les chameliers ont momentanément perdu leur jovialité et semblent subitement bien épuisés.

Durant un laps de temps, je persiste à ne regarder que le désert derrière moi.

Je résiste à l’appel du couchant, aux émanations troublantes de l’humanité, à la vision de la palmeraie et à son tapis de fleurs jaunes.

Je ne veux pas trouver cette oasis attrayante. Je ne veux pas m’enthousiasmer. Et pourtant, le lieu est plaisant, il y des tamaris, des palmiers- dattiers de toutes tailles, des arbres fruitiers, de l’ombre, de l’herbe verte, la fameuse source d’eau chaude, et à un quart d’heure, un petit fort romain à l’abandon.

Seul le lieu est méconnaissable. De sable fin et souple, l’endroit est devenu sable tassé et endurci, végétaux, odeurs, champs, plantations, canaux d’irrigation, puis lieu de villégiature avec campements, tentes bédouines et douches, cafés, boutiques de souvenirs, constructions diverses, chaises et tables en plastique, touristes, cyclistes, joggers et employés. Et tout ceci grâce à la volonté d’une poignée d’hommes français et de l’un en particulier (m’a-t-on dit) durant plusieurs années.

Nous déposons nos affaires sous un palmier majestueux, les dromadaires s’assoient à l’ombre, les chameliers sortent, comme à leur habitude, de la nourriture, des plats, des couvertures des sacs.

A sa suite, nous empruntons alors une large, longue et poussiéreuse allée que nous longeons sur plusieurs centaines de mètres sans apercevoir la source.

Le soleil brûle cette allée plus qu’aucun recoin de l’Erg franchi ces derniers jours. C’est la fournaise.

En sueur et cuits à vif, nous arrivons enfin à ce qui ressemble à une mare. D’un vert émeraude assez soutenu, elle est ronde et creusée dans la terre.

On m’a appris que cette source était à la même température toute l’année et que l’hiver, l’eau fumait (puisqu’elle est bien plus chaude que la température extérieure).

La source est bordée sur tout un côté de tables de café et d’une ou deux échoppes pour touristes. Quelques hommes sont assis, d’autres se baignent, d’autres discutent en buvant un thé.

Enfiler un maillot de bain dans ces conditions ne paraît pas aisé. Et bien voilà, ça y est, je suis en maillot une pièce et pieds nus, je franchis les quelques mètres qui me séparent de l’eau salvatrice. Je devine des regards posés sur mes hanches, je les devine en train de remonter sur ma taille, sur mes épaules et enfin sur mes cheveux.

Mon corps a disparu dans l’opacité, fusionnant avec l’élément dès la première complicité. Palper le chaud liquide, ébaucher quelques brasses, se sentir aérien et agile comme une anguille dans son milieu naturel, tout cela éclipse le malaise du départ prochain.

Cependant la fin de cette baignade est proche.

Oh ! Je n’avais pas encore remarqué la présence du conteur. Et pourtant, il est à côté de moi, il s’est baigné, il s’essuie. D’où peut-il bien sortir ?….

Cours d'expression écrite à Vic la Gardiole

Ecrit par Béatrice M

Si vous désirez lire ce récit de voyage en entier, prière de s’inscrire  dans le formulaire de contact pour me le faire savoir ! Merci.