Atelier d’écriture gratuit en ligne

Passionnée par l’écriture et le partage de lectures et d’écriture en atelier d’écriture,je me suis formée voici quelques années et j’ai écrit un mémoire sur la création littéraire et le plaisir d’écrire en atelier d’écriture dont j’ai reproduit un extrait ici.
Pour animer un atelier d’écriture, il faut posséder certaines qualités humaines, avoir paticipé à des ateliers en tant qu’écrivant (ce fut mon cas : Stage de l’Oulip, écriture avec Régine Détambel, …) aimer la littérature et maîtriser le sujet, autrement dit, savoir élaborer une proposition d’écriture.

Atelier d'écriture de Béatrice Monge

Atelier d’écriture gratuit en ligne

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Cet atelier d’écriture en ligne correspond pour moi à une passion pour l’écriture, le partage de lectures et l’écriture en atelier d’écriture.

Je me suis formée voici quelques années, et j’ai écrit un mémoire sur la création littéraire et le plaisir d’écrire en atelier d’écriture dont j’ai reproduit un extrait  ici. Enfin, j’ai obtenu le diplôme d’animatrice d’ateliers d’écriture .

Puis, j’ai créé une association d’Incitation à la Lecture et à l’Ecriture pour laquelle j’ai animé des ateliers d’écriture durant des années et pour tous les publics enfants et adultes. J’ai travaillé en école, en collège, dans des associations et pour des groupes d’adultes.

Pour animer un atelier d’écriture, il faut posséder certaines qualités humaines, avoir participé à des ateliers en tant qu’écrivant (ce fut mon cas : Stage intensif de l’Oulipo, écriture avec Régine Détambel, dans le foyer La Vitarelle de Montpellier…) aimer la littérature et maîtriser le sujet, autrement dit, savoir élaborer une proposition d’écriture.

 

Mes projets d’écriture dans cet atelier sont de  :

  • Tenter des expériences d’écriture et de fiction

  • Etre sincère avec soi-même

  • Porter attention aussi bien à la forme qu’au fond de son texte

Dans cet atelier, je vous soumets des projets d’écriture :

1er projet à regarder ici  -écrire directement dans les commentaires votre propre poème.

 Vous pouvez également me soumettre des propositions d’écriture –

ou encore mettre en ligne vos propres productions.

Pour ma part, je vous ai soumis le poème oulipien MON REVE,  puis Qui suis-je en poésie ?

 

Voici la proposition d’écriture n° 1  (elle est sur ma page, groupe Oulipo en ce moment)

images
Liberté des mots, plaisir d’écrire !

 

Je vous soumets cet incipit !
A vous de continuer pour écrire une merveilleuse histoire (dans l’espace  « commentaire ») !
La contrainte, il faut qu’il y ait une suite dans les événements :

« Ce matin en me réveillant, je baignais dans ma sueur,

bien qu’il fasse trop froid chez moi »

A vous ……………………………………………..

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41 réflexions sur « Atelier d’écriture gratuit en ligne »

  1. Bonjour,
    Après avoir écrit trois romans et un essai, je me sens quelque peu en panne d’inspiration.
    Néanmoins, j’éprouve toujours le besoin d’écrire, et c’est la raison pour laquelle je me suis inscrite à cet atelier.
    Bien cordialement.
    de la part de Janine

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Janine,
      D’avoir écrit trois romans et un essai est déjà une belle prouesse, et je suppose que votre inspiration est vite revenue.
      Toutefois, vous pouvez vous promener de page en page pour trouver, d’après mes poèmes, une nouvelle source de travail.
      Bien cordialement.
      Béatrice

      J'aime

  2. J’avais tres peur. Un homme me poursuivait avec un couteau. Il allait me tuer. Je courais comme une folle, mes jambes me faisaient souffrir et j’avais l’impression qu’elles ne voulaient plus m’obeir. Petit à petit, elles se bloquaient. J’entendais le souffle de l’homme dans mon dos. Devant moi, il n’y avait plus qu’un gouffre béant, profond et aussi noir que la nuit. Deux choix s’offraient à moi : ou je faisais face à l’homme ou je sautais. De toutes les façons, c’était la mort. Je le sentais . Tout allait se terminer là pour moi. L’horreur!!! C’était fini! J’allais mourir. Je decidai de sauter et….je ressentis le frais de mes draps . Haletante, je réalisai que j’étais vivante. Tout doucement, la réalite m’apparut. Je repris mes esprits. Ma respiration redevint normale, et je sentis le froid de ma chambre.
    De la part de Bernadette

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  3. Ce matin en me réveillant, je baignais dans ma sueur, bien qu’il fasse trop froid chez moi. Je prend ma douche en regardant s’échapper la fumée de mon corp. Le son des gouttes d’eau s’écrasant sur le sol m’accable. Cette maison est définitivement trop triste pour moi. Je sors de la salle de bain le corps mouillé et complètement dénudé. Mes amis diraient sans doute que je fais une dépression, mais comment réagir quand vous réaliser une tel erreur par accident? Je n’arrive plus à dormir sans aller autre part. Je sens que le moindre de mes gestes, de mes pas, de mes regards sont surveillés. J’ai à présent tout. Tout ce que je convoitais, tout ce que je n’aurai imaginé avoir, tout c’eux dont je m’en foutais… tout. Tout, sauf ma liberté. Je cherche à chaque fois en moi même la présence d’un âme pure, priant qu’elle se cache quelque part en moi. Priant qu’elle me sauve, mais mes prières se trompent de route, autant que je l’ai fais.
    Je m’habille nonchalamment avant de me rendre au salon. Plaine mais pourtant vide. J’aurai préféré vivre ailleurs qu’ici. Mes yeux ont perdu leurs couleurs. On me voit en rose, je souris, mais je vois tout en gris. J’ai perdue mon innocence. J’ai le pouvoir, l’autorité, les propriétés… Mais mon corps m’échappe. à présent, il n’est plus à moi.

    IE

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  4. Ce matin en me réveillant, je baignais dans ma sueur, bien qu’il fasse trop froid chez moi. Pourquoi faisait-il d’ailleurs soudainement si froid ?
    Je me redressai vivement dans mon lit, la respiration haletante, avec un lourd sentiment d’urgence. Les volets étaient clos, mais je devinais à la lumière blafarde qui filtrait au travers qu’il était encore tôt. Hésitante, je restais là dans mon lit, n’osant me lever. Quelque chose clochait, était-ce la buée provoquée par mon souffle, cette étrange lumière ou encore ce sentiment de vide qui me paralysait ? Sans doute un peu de tout ça à la fois.
    Je tentais vainement de chasser ce mal-être et je m’apprêtais enfin à me lever tout en rejetant les draps humides et frais, lorsqu’un bruit sourd me fit sursauter. Il semblait venir de la fenêtre, comme si quelque chose avait heurté un volet. Frissonnante, j’enfilai le pull qui se trouvait par terre à côté du lit et me levai. J’ouvris la fenêtre, puis les volets. L’air glacial qui s’engouffra dans la chambre me donna l’impression d’une gifle et une lumière vive m’aveugla l’espace de quelques secondes. Je clignai des yeux à plusieurs reprises, pour enfin me rendre compte que là, dehors, il n’y avait plus rien. La neige semblait avoir tout recouvert, tout englouti. Le ciel était si blanc qu’il ne faisait qu’un avec cet épais manteau.
    J’eus soudainement une sorte de vertige. J’avais le sentiment de naviguer sur une mer vide, faite de l’absence de couleur, de mes propres repères.
    C’est alors que je baissai les yeux et que je la vis. Là, sur le bord de ma fenêtre, avait échoué une grive musicienne, si frêle et comme endormie. Je la pris au creux de mes mains. En la regardant, je fus submergée par ma propre solitude.
    Je portais mon regard embué au loin, cherchant quelque chose à quoi m’accrocher pour ne pas, moi aussi, me laisser emporter par la vague déferlante du néant.

    De la part de Lisa

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    1. Lisa,
      Je pense ne pas me tromper si je vous dis que vous avez une certaine expérience de l’écriture et la patte de ceux qui savent créer une histoire. Je vous dis bravo pour la qualité, le soin et le sens de votre début de texte. Mais pourquoi votre personnage cherche-t-il encore quelque à quoi se raccrocher lorsqu’il tient une grive musicienne entre ses mains ? A développer !
      Béatrice

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  5. Ce matin en me réveillant, je baignais dans ma sueur, bien qu’il fasse trop froid chez moi, mon corps était moite.
    La lucidité de ma peau émergeant, me procura un frisson glaçant, et je m’enfonçais sous la couette.
    Encore à moitié endormie, je sentais sa présence à mes côtés, et n’osais bouger.
    Je n’avais pas bien dormi cette nuit, et il en était responsable.
    Après tout ce temps, je n’avais plus l’habitude de partager mon sommeil avec lui.
    Les paupières encore closes, ce matin ne s’annonçait pas encore être celui du changement. Mon rêve était déjà si flou, et pourtant je n’avais qu’à cligner des yeux pour y replonger.
    Toujours immobile, j’entrepris de me remémorer le songe de cette nuit, malgré mes efforts, il s’ajoutera sûrement à la liste des disparus. C’est alors que je le sentis bouger. J’avais passé la nuit à m’efforcer d’être inerte, afin de ne pas le réveiller, mais le simple fait de ne plus dormir avait alerté son radar.
    J’étais face au mur. Je le sentais dans mon dos.
    Il se retourna vers moi et m’enlaça amoureusement.
    Mes yeux s’ouvrirent sans peine pour la première fois depuis des mois.

    Sandy
    sandy.visonneau@hotmail.com

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    1. Bonjour Samya et Nadine,

      L’atelier d’écriture se poursuit en 2019 et vous pouvez y apporter vos propres idées ou écrire des textes sur les propositions d’écriture qui se trouvent dans les articles dédiés. Dans peu de temps, je créérai une nouvelle proposition.
      A vos plumes.
      Béatrice

      Aimé par 1 personne

  6. Bonsoir,
    J’ai découvert votre site en naviguant sur internet. Je désire raconter l’histoire de mes origines et celles de mon mari afin de laisser une trace écrite pour mes filles, petites filles et petits enfants à venir. Nos origines sont espagnoles, mais notre vie est en France.

    Je n’ai jamais rien écrit et ne pense pas être très douée. Je ne sais comment aborder ce récit : à qui m’adresser, mes enfants, mes petits enfants, écrire à la 1er personne… et bien d’autres.

    Bien sûr, je dois inclure des arbres généalogiques, pour ne pas m’y perdre et des photos.
    Pouvez-vous me conseiller des ateliers d’aide en ligne ou des méthodes? Merci de votre réponse.
    Cordialement
    Mme Gomez Elidia

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    1. Bonjour Madame,
      Je vous remercie pour ce message. Je n’ai pas d’ateliers à vous conseiller.. il faut chercher.
      Sinon, vous pouvez toujours utiliser celui qui est ici, pour commencer.
      Si c’est un témoignage destiné à votre famille, vous pouvez l’écrire à la première personne, dans un style libre et personnel.
      Vous pouvez changer de destinataires en votre gré : enfants, petits enfants, etc.. .
      Suivez votre intution.
      Vous pouvez commencer par une période bien précise, par un souvenir, etc…

      Cordialement
      Béatrice

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  7. Pour G.P
    Au matin un constat : il avait disparu. Sans savoir pourquoi, sans motivation.
    Dans nul pays il n’apparaissait plus. Convocation à l’ONU; du blabla.
    Un commandant aurait voulu savoir si un bandit lui voulait du mal. Mais il paraissait ardu d’avoir la solution. On imagina la rançon? Pourtant aucun brigand à l’horizon. L’Institut s’affola.
    La fin du bouquin s’annonçait dans tout un pays. Au moins. Dans tous pays pourquoi pas?
    On mit un GIGN hagard sur un coup mal fait. Il fit chou blanc.
    On trouva soudain un jour, mais un an plus tard la raison. Il pouvait s’agir d’un souhait profond. Il manigançait tout ca pour avoir son plaisir à lui.
    Il avait tant ri …..Tout un barouf pour ça….
    AIOUY ca fait chaud pour un roman. Il fallait la fin . La voilà

    François 59a parisien qui aime écrire et lire les écrits des autres, écrire sous une contrainte ou sans.
    Voilà une richesse supplémentaire ouverte à toutes et tous

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour, vous pouvez poster un texte ici, ou dans la page contact, et je le mets en ligne.
      Il faut avoir créé un compte WordPress pour l’écrire directement en commentaire.
      Il y a plusieurs consignes différentes postées sur ce blog, que ce soit ici, ou dans les pages de poésies.
      A vous de voir.
      Cordialement
      Béatrice

      Aimé par 1 personne

  8. « Ce matin en me réveillant, je baignais dans ma sueur, bien qu’il fasse trop froid chez moi », je n’ai jamais su dormir fenêtres et portes closes. L’impression de suffoquer. Mes longues nuits de rêves agités, mouvementés et terriblement addictifs, m’ont ainsi depuis mon très jeune âge, enseigné à devoir oxygéner ce corps.

    Pourtant étendu tant que détendu durant ma double vie nocturne, c’était indispensable, je désirais continuer les plus tumultueuses aventures, que me réservaient ces songes la nuit suivante, afin de favoriser et conditionner, sans ne rien laisser au hasard, le moment de mon coucher.

    Un lit organisé dés mon pied matinal posé à terre, de manière à pouvoir redémarrer le feuilleton passionnant dans lequel il m’était offert de jouer le premier rôle, je me devais la perfection en matière de literie.
    Autant de coussins que nécessaire afin de me sentir flotter sur un nuage ; une couette dont le duvet avait été méticuleusement bien reparti; des draps aussi bien tendus que sentant une fraîche et douillette odeur que celle du linge propre soigneusement lavé par ma mère… Douce étreinte.

    Le moment tant attendu durant ma longue journée étant enfin arrivé, je me hâtais alors de glisser dans ce cocoon moelleux espérant avec impatience retourner dans ce monde merveilleux, et ce, même s’il pouvait être si effrayant par instant que la panique m’envahissait au point de m’en extirper de fureur, en me réveillant en nage.

    De la part de Dupuy

    Aimé par 1 personne

  9. Une bouffée d’angoisse m’envahit. Brusquement, les souvenirs affluèrent à ma mémoire. Que m’était-il donc arrivée ? Pourquoi, cette colère? J’étais en proie à une grande confusion. Je me souvins que, la veille, ma fille était venue me rendre visite avec l’un de mes petits-fils. Ils m’étaient apparus préoccupés, anxieux. Le motif de leur inquiétude ne me revenait pas et, pourtant, je leur avais prêté toute mon attention. Que signifiait cet oubli ?

    Françoise Gaussel
    rgaussel@hotmail.com

    Aimé par 2 personnes

  10. Bonsoir,
    Je n’ai jamais participé à des ateliers d’écriture mais j’aime lire et je rêve de pouvoir écrire un jour mes histoires moi aussi. Le souci c’est que j’ai l’impression que je n’ai aucun talent et mes récits semblent toujours banals et ennuyeux (pourtant quand j’imagine les scénarios dans ma tête c’est excitant). Bref j’espère vraiment apprendre à écrire et à exprimer correctement mon imagination.

    De la part de Nasteho med.

    J'aime

    1. Bonjour,

      Si je peux me permettre, commencez tout d’abord par transformer votre petit message en réécrivant toutes vos phrases négatives en phrases positives. Ce sera un bon début pour supprimer vos blocages.
      Et ensuite lancez-vous en notant sur une feuille blanche les mots les plus importants de vos scénarios si excitants (ceux qui vous viennent en tête comme des flashs).
      A partir de ces mots, écrivez une phrase ou plus, même s’il n’existe pas encore de liens entre chaque phrase.
      Dans une autre étape, vous chercherez le lien qui relie toutes des phrases. Croyez en vous, c’est le principal.
      Béatrice

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  11. « J’y étais sans doute encore allée cette nuit et la sueur n’était que la conséquence physiologique de ma longue épopée si éreintante.
    La voisine -qui venait faire le ménage une fois par semaine et avait les clefs de l’appartement- me trouvant ainsi, pourrait essayer de me ramasser avec sa petite cuiller d’argent tant je me liquéfiais après chaque séjour passé là-bas.

    Il fallait cesser ces virées nocturnes qui n’étaient pas convenables et qui n’avaient aucun sens dans ma vie d’ici, d’autant que plus j’y retournais, plus mon corps devenait rivière, et son lit débordait sinueusement entre les plis des draps de soie.
    Même si ce n’était pas la mer à boire, le danger d’ écoulement était réel.

    Que de batailles j’avais accomplies, que d’amours j’avais dû abandonner pour me faufiler chaque matin, pleine d’écume, dans la peau de ma terne existence …Et lorsque j’ ouvrais les yeux, la grande pendule accrochée au mur de la chambre me fixait, morne d’ennui, atterrée par le temps qui passe et grimaçante.
    Ne pas revenir ? Revenir ? Ne pas revenir ? Revenir ?
    Je pleurais.
    Ceci n’allait pas arranger mon état j’en conviens. Il fallait fuir. »

    Le lendemain matin, la voisine trouva au creux du lit une quantité d’eau non négligeable dont elle fit analyser le contenu.
    Des particules de sable et d’or flottaient dans cette eau mystérieuse.

    DURANT
    nanick25.durant@gmail.com

    Aimé par 2 personnes

    1. Bonjour,
      Votre texte n’est pas signé, dommage.
      C’est mystérieux, ça donne envie d’en savoir plus !!!!
      Votre texte est aussi très bien écrit et vous devez avoir une certaine habitude d’écrire.
      Grâce à vous et aux autres participants, l’atelier prend une ampleur littéraire intéressante.
      Une suite ?
      Bien à vous.
      Béatrice

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  12. Ce matin en me réveillant, je baignais dans ma sueur, bien qu’il fasse trop froid chez moi.
    Tu dormais à point fermés à mes côtés, les draps roulés en boule au pied du lit.
    Tu me tournais le dos, alors j’ai caressé ta colonne vertébrale, de bas en haut, juste pour te réveiller.
    Tu as roulé sur toi-même et tu as ouvert les yeux.

    J’ai poussé un cri. Ce n’était pas toi.
    Des yeux globuleux, une cicatrice lui barrait le visage et ce regard d’une froideur indescriptible me glaça.
    Il se mit à sourire, je continuais à crier. Il posa ses mains autour de mon cou et serra.
    Mon cri devint silencieux. Les yeux exorbités j’essayais de me libérer.
    Dans un ultime effort, mon corps roula en bas du lit.

    Je me levai pour m’enfuir quand je sentis une emprise sur mon bras droit.
    En me retournant je t’ai reconnu: « Tu as rêvé me disais-tu, reviens te coucher! »

    Je baignais dans ma sueur, bien qu’il fasse trop froid chez moi.
    Plus tard, après un sommeil plus réparateur, dans le miroir de la salle de bain, des traces de doigts marquaient mon cou.
    Derrière moi le visage à la cicatrice se reflétait.

    Bénédicte MITRANO
    andre.mitrano@orange.fr

    Aimé par 1 personne

  13. Je me suis réveillée ce matin-là
    En pensant que tu serais de retour
    Mais ce n’était plus le cas
    Lorsqu’on m’a annoncée ton décès.

    J’ai réalisé que ma forteresse n’est plus
    J’ai pleuré ma souffrance
    Mais, je n’ai jamais baisser les bras
    Et les jours, et les mois, et les années passent.

    Père, tes enfants ne t’oublieront jamais
    L’amour est plus fort que la mort
    Cette vie pessimiste qui est comme les feuilles mortes
    que l’on ramasse tout les soirs aux pied des cimetieres.

    La vie ne devient belle
    qu’en étant auprès de ceux qui comptent le plus.
    Écoutez donc la chanson lente d’une mélancolique Je chante et je chanterais
    Pour que ton âme repose en paix.

    Oh! laissez-moi chanter pour apaiser ma tristesse Laissez- moi donc chanter pour qu’ils connaissent le poids du désenchantement
    Ne sachant pas consoler
    Ne sachant pas aimer
    Ils tournaint le dos, délaissaint et abandonnaint.

    Je me retrouve au milieu des sanglots
    Comme un animal perdu dans la nature
    J’ai versé des larmes quand je le devais
    J’ai aussi verser des larmes quand il ne le fallait pas.

    Ces larmes innocentes, incalculables
    Mais dîtes-moi qui peut bien compter les gouttes
    de larmes de la souffrance et de la tristesse Étant certaine qu’elles sont aussi nombreuses
    que mes cheveux le sont.

    Alors amies approchez-vous
    Consolez-moi donc en me tenant la main
    Et dîtes- moi
    -Cesse de pleurer ainsi va la vie.

    Aimé par 1 personne

      1. Merci beaucoup Madame Béatrice,
        J’espère que vous n’avez pas été triste en lisant ce poème.
        Si c’est le cas, alors je vous présente toutes mes excuses.
        Bonsoir.

        J'aime

  14. Mais était-ce bien chez moi, ou était-ce dans mon rêve ?
    L’été était bien là pourtant, plongeant dès le matin les champs blondis d’un voile de chaleur plus violent à mesure que les heures passaient.
    Pourtant ce jour-là en ouvrant les yeux, j’eus l’affreuse sensation d’être en plein hiver.
    Je jetai un oeil autour de moi guettant une cheminée imaginaire, une flambée insolente, mais rien, rien que ce froid en moi, cette sueur glacée, la sensation d’être dans deux mondes à la fois.
    Étais-je seulement réveillée ? Mon rêve glacé se poursuivait il encore ?
    Quittant mon lit avec hésitation, j’avançai vers la fenêtre, celle-ci baignait dans la lumière de cette matinée, pourtant en l’ouvrant ma main se raidit de froid, je me penchai alors et le souffle me manqua.
    Devant moi, il n’y avait plus que le néant.

    De la part de Mandragore
    lonsace@hotmail.fr

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Mandragore,

      Joli petit texte, très bien écrit, qui retranscrit avec des mots forts l’état d’esprit du personnage.
      Pouvez-vous signer votre texte et préciser dans quel pays vous habitez ?
      Je vous remercie de votre participation.
      Béatrice

      Aimé par 1 personne

  15. Certes j’étais emmitouflée, plus précisément submergée Sous mon amas compulsif d’équipement literie Estampillé « frileuse incurable » Mais je dormais ainsi depuis » la nuit des temps  » ou presque En sueur, mais était -elle chaude, tempérée, froide , glaciale… Et causée par ou par….. Je me tourne vers la gauche Mais c’est bien sûr Lui C’est cet être à part qui squatte Ici et maintenant Pour un temps ou pour longtemps…

    BOITARD NICOLE
    nicole.boitard@gmail.fr

    Aimé par 1 personne

  16. Une gêne, un inconfort, un flou commençait à m’envahir avant de percevoir la clarté qui m’indiquait le matin pointant ; je n’osais pas bouger, trop de transpiration refroidissant au moindre souffle d’air, je restais blottie, attendant que ça passe, le plus étrange étant que mon naturel anxieux, ne me titillait pas alors que je n’avais pas la moindre idée de ce qui se passait.

    Je tentai de faire surface, d’abord avec ma tête, voyons, que s’est-il passé ?
    Hier soir tu as été sage, au lit à 11h00, une séance de lecture écourtée, extinction des feux rapidement et plongée quasi immédiate dans les bras de Morphée, c’est vrai j’ avais eu une journée particulièrement trépidante, et chargée en émotions.

    Bernard, ah voilà, le fil à suivre, oh quelle émotion, quand je me retrouvai nez à nez avec un homme, sans stature ni envergure (à première vue) dont seul le regard m’accrocha, l’énergie débordante m’envahissant avec cette sensation connue, de se noyer dans un regard, d’une attractivité irrésistible. Je fut subitement totalement submergée par des flots des souvenirs, se bousculant, arrivant en désordre, des vagues successives de bonheur, et de nostalgie…

    C’est toi, oui c’est moi. On ne rattrape pas l’histoire, bien que ce moment là, trompeur, ravageur, méritait d’être vécue.

    Me voilà, défaite à présent, je n’ai plus qu’à aller prendre une douche et évacuer ce moment comme s’il n’avait jamais existé.

    ERVERA Marie-France
    mf.ervera@orange.fr

    Aimé par 1 personne

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