Qui suis-je en poésie et en vidéo ?

Créatrice de vidéos et de poèmes dont voici des exemples !

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CHAQUE JOUR JE POSE UNE PIERRE

À MON ÉDIFICE EN CONSTRUCTION

 

CHAQUE MOIS MA BÂTISSE

S’ENRICHIT DES MOTS ENTENDUS

 

DES COULEURS RAVIVÉES,

DES QUESTIONS SOULEVÉES ET DE L’AMITIÉ.

 

PARFOIS UNE TEMPÊTE VIENT L’ÉBRANLER

ET UN RAZ DE MARÉE LA SUBMERGER.

 

 MAIS ELLE RESTE DEBOUT FIÈRE

D’AVOIR LE LANGAGE SUR SON PALIER

 

DES SAVOIRS SUR SON ESCALIER,

LA LITTÉRATURE DANS LA CHAMBRÉE

 

LA PASSION DANS SON PLANCHER

ET DES BÂTISSEURS POUR ALLIÉS.

 

Ecrit par Béatrice

 

Poème en forme de coeur

Pour lire un autre de mes poèmes intitulé mon « rêve », cliquez ici

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Poème : Désert

DESERT

D’abord une couleur qui  sature l’espace

extrême dans ses pleins

ombrée dans ses recoins

ondulante dans ses mouvements.

Ue palette d’or et de grains.

Des grains qui roulent sous un vent invisible,

sous la patte du temps et des animaux.

Des particules unifiées où l’oeil s’égare.

un océan de sable, de montagnes, de vallons

et cette envie de se réfugier dans un creux ert de s’enfoncer

de plonger sa main la chaude profondeur

de parcourir la distance que le désert installe entre lui et le visiteur

de comprendre le mystère de l’attraction

ce envoûtement du rien ou du presque rien

la rareté d’une plante grasse, la solitude du bédouin.

Relier les points

connaître la soif des jours et des nuits

perdu dans le Sahara sans fin.

Imaginer l’eau au loin entourée

de paliers aux ramures qui t’invitent.

Réver à la goutte sur la langue

et à celle qui glisse dans ta gorge asséchée.

S’allonger dans l’épaisseur liquide.

laisser les vaguelettes envahir tes sens endormis

et ne plus vouloir rien connaître d’autre

que l’image de cet infini destructeur.

 Voici un de mes poèmes : Désert extrait de mon récit de voyage

dans le Grand Erg Oriental en Tunisie

dont voici des extraits  : 1 (début de la randonnée) et 2 (l’oasis de Ksar Ghilane)

Atelier d'écriture à Vic la Gardiole
Le grand erg oriental

Lecture à haute voix de cet extrait « Désert » de mon récit de voyage dans le Grand Erg Oriental (Sahara) en Tunisie

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DESERT

 

D’abord une couleur qui sature l’espace

extrême dans ses pleins, ombrée dans ses recoins

ondulante dans ses mouvements.

 

Une palette d’or et de grains.

Des grains qui roulent sous un vent invisible,

sous la patte du temps et des animaux.

 

Des particules unifiées où l’oeil s’égare.

Un océan de sable, de montagnes, de vallons

et cette envie de se réfugier dans un creux et de s’enfoncer.

 

De plonger sa main dans la chaude profondeur

de parcourir la distance que le désert installe entre lui et le visiteur

de comprendre le mystère de l’attraction

 

Cet envoûtement du rien ou du presque rien

la rareté d’une plante grasse, la solitude du bédouin.

Relier les points

 

Connaître la soif des jours et des nuits

perdu dans le Sahara sans fin.

Imaginer l’eau au loin entourée

 

De palmiers aux ramures qui t’invitent.

Réver à la goutte sur la langue

et à celle qui glisse dans ta gorge asséchée.

 

S’allonger dans l’épaisseur liquide.

Laisser les vaguelettes envahir tes sens endormis

et ne plus vouloir rien connaître d’autre que l’image de cet infini destructeur.

 


Rédigé par Béatrice. M – tous droits de copie ou de reproduction est strictement interdit.

Récit de voyage centr d'accompagnement en francais

Le grand erg oriental, couleurs chatoyantes de fin de journée

Vous désirez écrire un poème sur le désert, tout comme moi !

Ecrivez dans l’espace « commentaires » et je publierai votre poème.  

ou envoyez-le moi grâce au formulaire ci-dessous

Poème impitoyable

Espace écriture de poèmes

Sur cette page, je vous propose, à vous mes chers lecteurs, d’écrire vos poèmes préférés ou d’envoyer les poèmes de grands auteurs que vous préférés comme ici Atelier d’écriture n°1 – écrire un poème d’amour à la manière de Guillaume Appollinaire

 Vous pouvez

soit en me les envoyant dans la rubrique  » contact » et je les mettrai en ligne,
soit en les écrivant dans l’espace  « commentaire ».

 

Atelier d'écriture de poèmes
Impitoyable, impitoyable ce soleil qui brûle ma rétine en riant enfonce ses aiguilles empoisonnées et ses flammèches enivrées sur mon oeil voilé et mon corps brûlé.

Impitoyable, impitoyable ce soleil

qui brûle ma rétine en riant

enfonce ses aiguilles empoisonnées

et ses flammèches enivrées sur mon oeil voilé

et mon corps brûlé.

 

Impitoyable, impitoyable cette ombre

qui avance sur mes orteils en se tordant

rase la terre fiévreuse

engloutit le soleil étiré et le firmament violet

de mon corps ployé.

 

Impitoyable, impitoyable ce froid

qui meurtrit ma main glacée

blesse mon coeur en criant

appelle les ténèbres asphyxiants

et me jette dedans.

 

Atelier d'écriture à Vic la Gardiole et à Montpellier
Envoyez-moi vos meilleurs poèmes !

 


Rédigé par Béatrice. M – tous droits de copie ou de reproduction est strictement interdit.


Pour lire d’autres poèmes de ma composition  : 

Poème : Désert

Qui suis-je en poésie et en vidéo ?

Le clandestin – poème en prose

Le silence glisse sur la page

Le peintre et la paire de jumelles – poème en prose

MON REVE

Espace écriture de poèmes :  ce matin quand je me suis éveillée


Espace écriture de poèmes

Sur cette page, je vous propose, à vous mes chers lecteurs, d’écrire vos poèmes ou d’envoyer les poèmes de grands auteurs que vous préférez comme ici Atelier d’écriture n°1 – écrire un poème d’amour à la manière de Guillaume Apollinaire

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  • soit en les écrivant dans l’espace  « commentaires ».

A vos plumes !!!!

Atelier d'écriture de poésie de Béatrice Monge
Ecrivez vos plus beaux poèmes dans mon atelier d’écriture gratuit en ligne !

MON REVE

Mon rêve est en peinture

Il est en couleur étalée et dorée.

Le désert est là

Sur fond bleuté.

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Mon rêve est en peinture

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Mon rêve est en peinture

Il est en couleur étalée et dorée.

Le désert est là

Sur fond bleuté.

 

Mon rêve est en poésie

En lettres peintes et traces écrites

Riant, amer, le mot est là

dans l’espace de mon bras.

 

Mon rêve est en paix

Il s’endort quand je suis agitée

Il emporte les saveurs réprimées

Du mouvement de mes pensées.

 

Mon rêve est en prison

Dans le labyrinthe il est enfermé

Dans mon sommeil il est encerclé

Dans ma vie il est emmuré.

 

Réveille-toi

Je t’invite à m’accompagner

dans le  paysage désolé

de mes rêves empourprés.

 

Ecrit par Béatrice Monge

Pour lire un autre de mes poèmes, cliquez ici

sdr
Mon rêve est en poésie !

Le peintre et la paire de jumelles – poème en prose

Déposée dans un champ de betteraves en fleurs

la paire de jumelles

les yeux grands ouverts, globulaires

fixe la toile du peintre.

 

Le peintre est là, devant sa toile

il a fixé le jaune et le vert

il a tracé le champ et les betteraves

mais pas la paire de jumelles.

 

Le peintre tend la main

il veut saisir la paire de jumelles

mais elle se débat, elle saute sous ses yeux,

par petits bonds, d’un oeil à l’autre.

 

Elle ne veut pas quitter le champ

le jaune,  le vert, le soleil, la chaleur

elle veut vivre libre dans les parfums des fleurs

sans le peintre et sans son tableau.

 

Le peintre a un ciseau dans sa main gauche

il transperce la toile

en éclats de jaune et de vert

de champs et de betteraves.

 

Plus rien ne subsiste du tableau

Il n’y a plus que des lambeaux.

Le peintre a crié de douleur

le ciseau est tombé sur la paire de jumelles.

 

Ecrit par Béatrice Monge le 29 juin 2017

 

 

 

Le clandestin – poème en prose

Son abri, il l’avait confectionné sur la plage

loin des curieux, face à la mer.

Il avait assemblé des cartons, taillé des piquets

et regroupé des branches et tôles ondulées.

 

Les pêcheurs s’étaient habitués à lui

ils disaient entre eux que c’était un clandestin

 qui avait déjoué les contrôles

et avait survécu à la traversée de la méditerranée .

 

Moi je pensais que c’était un aventurier

je l’avais croisé un jour au marché

il y déambulait toute la journée

ses yeux noirs avaient glissé.

 

Depuis je le pistais

Chaque jour, il allait dans le village

ramassait les fruits tombés de l’étal

et le soir s’asseyait dans son abri face à la mer.

 

Sa peau était très noire, encore plus que la mienne,

Il était du sud, de la brousse,

Les gens s’écartaient, quand de loin, ils l’apercevaient

ici on n’aimait pas les africains.

 

Moi j’enviais sa liberté

ses bains, ses vagues

la banane qu’il épluchait, le poisson qu’il cuisait

Son silence face à la mer.

 

Un matin, il souriait au vent

deux hommes sont descendus de la dune

des militaires en treillis vert.

J’ai vu et entendu.

 

J’ai vu le coup de pied dans les cartons,

les branches et les tôles jetées au loin

j’ai vu la corde qui a servi à attacher ses pieds

et les pêcheurs qui se cachaient.

 

J’ai entendu le coup dans le dos

le cliquetis de la serrure, des menottes

la marche sur la plage entre les volutes de sable.

Puis je n’ai plus rien vu ni entendu.

 

Ecrit par Béatrice Monge (tout droit de reproduction est interdit sans mon consentement. Merci)

 

 

 

 

 

 

 

L’oasis de Ksar Ghilane

Cet extrait correspond à l’arrivée dans l’oasis de Ksar Ghilane, c’est-à-dire à la fin de la randonnée que j’ai faite dans le Grand Erg Oriental.

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Pour lire la première partie de l’extrait : c’est ici

Cet extrait correspond à l’arrivée dans l’oasis de Ksar Ghilane, c’est-à-dire à la fin de la randonnée que j’ai faite dans le Grand Erg Oriental.


Aujourd’hui, c’est notre dernier jour dans le désert, pourtant aucun d’entre nous n’y fait allusion. Le langage ne sert à rien pour exprimer ce que chacun ressent lorsque survient ce dernier jour. Cela se respire, se flaire, se hume.

Car aujourd’hui, alors que nous allons depuis tôt ce matin vers l’oasis et la source thermale chaude (33°) de Ksar Ghilane, point ultime de notre marche, je sens une métamorphose – à peine perceptible pour certains – dans la manière d’être de chacun. L’harmonie est rompue ou plutôt est-elle seulement fragilisée. Même les chameliers ont momentanément perdu leur jovialité et semblent subitement bien épuisés.

Durant un laps de temps, je persiste à ne regarder que le désert derrière moi.

Je résiste à l’appel du couchant, aux émanations troublantes de l’humanité, à la vision de la palmeraie et à son tapis de fleurs jaunes.

Je ne veux pas trouver cette oasis attrayante. Je ne veux pas m’enthousiasmer. Et pourtant, le lieu est plaisant, il y des tamaris, des palmiers- dattiers de toutes tailles, des arbres fruitiers, de l’ombre, de l’herbe verte, la fameuse source d’eau chaude, et à un quart d’heure, un petit fort romain à l’abandon.

Seul le lieu est méconnaissable. De sable fin et souple, l’endroit est devenu sable tassé et endurci, végétaux, odeurs, champs, plantations, canaux d’irrigation, puis lieu de villégiature avec campements, tentes bédouines et douches, cafés, boutiques de souvenirs, constructions diverses, chaises et tables en plastique, touristes, cyclistes, joggers et employés. Et tout ceci grâce à la volonté d’une poignée d’hommes français et de l’un en particulier (m’a-t-on dit) durant plusieurs années.

Nous déposons nos affaires sous un palmier majestueux, les dromadaires s’assoient à l’ombre, les chameliers sortent, comme à leur habitude, de la nourriture, des plats, des couvertures des sacs.

A sa suite, nous empruntons alors une large, longue et poussiéreuse allée que nous longeons sur plusieurs centaines de mètres sans apercevoir la source.

Le soleil brûle cette allée plus qu’aucun recoin de l’Erg franchi ces derniers jours. C’est la fournaise.

En sueur et cuits à vif, nous arrivons enfin à ce qui ressemble à une mare. D’un vert émeraude assez soutenu, elle est ronde et creusée dans la terre.

On m’a appris que cette source était à la même température toute l’année et que l’hiver, l’eau fumait (puisqu’elle est bien plus chaude que la température extérieure).

La source est bordée sur tout un côté de tables de café et d’une ou deux échoppes pour touristes. Quelques hommes sont assis, d’autres se baignent, d’autres discutent en buvant un thé.

Enfiler un maillot de bain dans ces conditions ne paraît pas aisé. Et bien voilà, ça y est, je suis en maillot une pièce et pieds nus, je franchis les quelques mètres qui me séparent de l’eau salvatrice. Je devine des regards posés sur mes hanches, je les devine en train de remonter sur ma taille, sur mes épaules et enfin sur mes cheveux.

Mon corps a disparu dans l’opacité, fusionnant avec l’élément dès la première complicité. Palper le chaud liquide, ébaucher quelques brasses, se sentir aérien et agile comme une anguille dans son milieu naturel, tout cela éclipse le malaise du départ prochain.

Cependant la fin de cette baignade est proche.

Oh ! Je n’avais pas encore remarqué la présence du conteur. Et pourtant, il est à côté de moi, il s’est baigné, il s’essuie. D’où peut-il bien sortir ?….

Cours d'expression écrite à Vic la Gardiole

Ecrit par Béatrice M

Si vous désirez lire ce récit de voyage en entier, prière de s’inscrire  dans le formulaire de contact pour me le faire savoir ! Merci.

Randonnée chamelière dans le Grand Erg Oriental en Tunisie

J’ai fait un voyage en Tunisie en 2004. Les passages choisis ici correspondent à des extraits de mon magnifique périple de six jours à travers le grang Erg Oriental. Outre la beauté saisissante du paysage, nous étions amenés à déposer par écrits nos impressions. De cette activité est née mon récit de voyage, que j’ai illustré de 17 aquarelles.

Récit de voyage de Béatrice Monge

J’ai fait un voyage en Tunisie en 2004. Les passages choisis  ici correspondent à des extraits de mon magnifique périple de six jours à travers le grand Erg Oriental. Outre la beauté saisissante du paysage, nous étions amenés à déposer par écrits nos impressions. De cette activité est née mon récit de voyage, que j’ai illustré de 17 aquarelles.

J’avais pris l’avion à Paris direction Djerba. De Djerba, des voitures nous attendaient.Direction Matmata, Douz et le désert !

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Le grand erg oriental, couleurs du matin

Arrivée dans le désert – partie 1

Nos accompagnateurs s’affairent, ils descendent nos sacs lourds et volumineux des voitures, tandis que les uns et les autres, nous nous efforçons d’enrouler nos chèches colorés autour de la tête. Certains y arrivent très vite, ils se sont déjà entraînés, d’autres comme moi doivent s’y reprendre à maintes reprises. Mais personne ne les rejette. Peut-être parce qu’ils font partie du contexte, du lieu et de la chaleur et il est conseillé dans le désert de se protéger des rayons ardents du soleil et peut-être aussi cela amuse-t-il certains de faire des effets de style.

La marche vers l’inconnu, notre périple de cinq jours va débuter et pour la première fois depuis des semaines, peut-être des mois, je n’ai qu’une chose à faire, m’émerveiller des choses qui se déroulent sous mes yeux. Je sais que j’ai le temps, que les repas pris tous ensemble autour du feu donneront une saveur nouvelle aux aliments et que les nuits seront fraîches et remplies d’ombres qui glisseront sur la dune.


Notre marche débute – partie 2

Rapidement les derniers petits sacs et couvertures sont ramassés. La marche à travers le désert va pouvoir enfin débuter. La caravane se prépare. Une brise se lève.

Je n’ose pas le croire, mes pas, immédiatement, emboîtent ceux d’un dromadaire. Je suis sa cadence silencieuse et son odeur âcre. Je suis emportée, comme soulevée vers cette palette d’or et de grains qui sature l’espace, extrême dans ses pleins, ombrée dans ses recoins, ondulante dans ses mouvements. Des grains qui roulent sous un vent invisible, sous la patte du temps et des animaux. Des particules unifiées où l’œil s’égare. Un océan de sable, de montagnes, de vallons.

J’aurais envie de me réfugier dans un creux et de m’enfoncer dans la chaude profondeur, mais je poursuis la marche, inlassablement, sans toutefois réussir à parcourir la distance que le désert installe entre lui et moi, sans arriver à comprendre le mystère de l’attraction, cet envoûtement du rien ou du presque rien, la rareté d’une plante grasse, la solitude du bédouin. Je relie les points, identiques et différents à la fois, assoiffée de jours et de nuits dans le Sahara sans fin…….

.. Plusieurs heures ont passé. et même la première nuit…partie 3

Il est six heures du matin. Généralement, à cette heure, en France, je n’arrive pas à me lever. Là, je suis remplie d’enthousiasme. J’ai hâte de rejoindre les chameliers, le feu qu’ils ont déjà allumé, et de franchir pas à pas et une à une les dunes qui paraissent si accessibles en leur présence.

Aussitôt, on me fait signe de me servir. Au menu, du pain confectionné comme la veille, je le suppose par Ibrahim, de la marmelade de coing, de l’huile dans le creux d’une assiette et du thé ou du café. Tout ceci est posé sur la couverture étendue sur le sol comme la veille au soir. Youssef verse du thé dans mon verre. Le pain est chaud, bien moelleux. Le thé est fade, il a même plutôt mauvais goût. L’huile, je la laisse de côté.

Toutes mes affaires sont rangées dans mon sac trop rempli et trop lourd, je viens de m’en apercevoir. Nous sommes sur le point de partir….

Des dromadaires qui courent dans le désert du matin, une image inoubliable – partie 4!

Pour lever le camp, ne manque plus qu’Ibrahim. Il est parti chercher ses dromadaires, il a disparu, longtemps, très longtemps.

Ah ! Le voilà ! Au loin, j’aperçois un cavalier qui galope à vive allure sur une monture peu ordinaire. Derrière lui courent deux autres dromadaires attachés au sien. Ils balaient le sable qui s’envole autour d’eux. Le corps du chamelier se soulève fièrement, voltigeant sur sa monture.

Dans sa course, l’animal est souple, aérien, adroit, élégant. L’homme est léger, attendri, affectueux. L’un et l’autre, l’un sur l’autre, ils constituent un spectacle saisissant de liberté et d’amour de liberté. Rien ne peut les arrêter dans cet espace nu, rien.

Il est descendu de sa monture. Dans son visage éclate son épanouissement intérieur. Il se presse à peine mais sa puissance est telle qu’en peu de temps, les derniers sacs sont chargés et la caravane est prête à s’enfouir dans les sables.

Mais Depuis tout à l’heure, un dromadaire m’examine avec un air légèrement désinvolte…..

Récit de voyage rédigé par Béatrice M

Lire une suite ...et aller vers l’oasis de Ksar Ghilane..

Récit de voyage centr d'accompagnement en francais
Le grand erg oriental, couleurs chatoyantes de fin de journée

Le silence glisse sur la page

Le silence glisse sur la page
de l’esprit.

L’ambitieux,
la plume en sang
vacille en passant.

La page vole impétueuse
mais asservie
par la ligne
du son et du signe.

La mine court après la page
pure tromperie
et bruit crispant
de frottement.

La page flotte sur le récif
souillé par l’immondice.

Cri agonisant
de la raison égarée.

Poéme " le silence glisse sur la page
Poème » le silence glisse sur la page »

Le silence glisse sur la page

de l’esprit.

L’ambitieux,

 la plume en sang

vacille en passant.

La page vole impétueuse

mais asservie

par la ligne

du son et du signe.

La mine court après la page

pure tromperie

et bruit crispant

de frottement.

La page flotte sur le récif

souillé par l’immondice.

Cri agonisant

de la raison égarée.

Ecrit par Béatrice.M

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Lire, écrire, la vie c’est de la littérature !

Pour lire d’autres poèmes : Mon rêve  et Qui je suis en poésie ?

Atelier d’écriture n°1 – écrire un poème d’amour à la manière de Guillaume Appollinaire

Pour ce jeu d’écriture qui débute ici et maintenant avec cette première proposition, je pense aux poèmes d’amour que vous pouvez offrir pour cette nouvelle année 2017 !

g-apollinaire
Guillaume Apollinaire (1880-1918)

 Atelier d’écriture n°1 – écrire un poème d’amour à la manière de Guillaume Appollinaire


Voici pour cet atelier d’écriture , une première proposition :

écrire un poème d’amour à la manière de Guillaume Appollinaire

Pour en savoir plus sur l’élaboration d’une proposition d’écriture, vous pouvez lire la préface de mon mémoire sur la création littéraire en atelier d’écriture !

Pour ce jeu d’écriture, je pense aux poèmes1 et 2 que vous pouvez offrir tout au long de cette année 2018 !


Ainsi, Je propose de transformer le fameux poème de Guillaume Apollinaire « Le pont Mirabeau « .

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Guillaume Apollinaire (1880 – 1918) – extrait du recueil « Alcool »

Voici la proposition d'écriture :
  1. Ecrire un poème qui inclut les vers du poème de Guillaume Apollinaire de la manière suivante :

Pour chaque quatrain : Composer trois vers de votre propre imagination, puis inclure le 1er vers du poème d’Apollinaire en 4eme vers. Votre premier quatrain se terminera donc par le vers  » sous le pont Mirabeau coule la Seine ».

Concernant les Distiques qui correspondent au refrain, je vous propose de composer le 1er vers et de conserver le deuxième du poème d’Apollinaire.

Votre poème aura cette forme (si vous suivez la consigne) :

  • 3 vers inventés + le 4eme vers du 1er quatrain,
  • 1 vers inventé + le 2eme vers du Distique,
  • 3 vers inventés + le 4eme vers du quatrain,
  • 1 vers inventé + le 2eme vers du Distique,
  • 3 vers inventés + le 4eme vers du quatrain,
  • 1 vers inventé + le 2eme vers du Distique.

Si la consigne est comprise et que vous avez envie de tenter, alors à vos plumes.Possibilité de l’insérer dans les commentaires pour le grand bonheur des lecteurs ou de me l’envoyer par mail et j’insérerai votre poème dans cette page du blog.