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Le peintre et la paire de jumelles – poème en prose


Déposée dans un champ de betteraves en fleurs

la paire de jumelles

les yeux grands ouverts, globulaires

fixe la toile du peintre.

 

Le peintre est là, devant sa toile

il a fixé le jaune et le vert

il a tracé le champ et les betteraves

mais pas la paire de jumelles.

 

Le peintre tend la main

il veut saisir la paire de jumelles

mais elle se débat, elle saute sous ses yeux,

par petits bonds, d’un oeil à l’autre.

Elle ne veut pas quitter le champ

le jaune,  le vert, le soleil, la chaleur

elle veut vivre libre dans les parfums des fleurs

sans le peintre et sans son tableau.

 

Le peintre a un ciseau dans sa main gauche

il transperce la toile

en éclats de jaune et de vert

de champs et de betteraves.

Plus rien ne subsiste du tableau

Il n’y a plus que des lambeaux

 

Le peintre a crié de douleur

le ciseau est tombé sur la paire de jumelles.

 

Ecrit par Béatrice Monge le 29 juin 2017

 

 

 

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